« Setting Space in Time » est une exposition collective des oeuvres de Azeite de Leos, Frank Coronado et Teresa Poester, présentée par La Valise à la galerie Umcebo, du 11 Janvier au 9 Février 2018.

Soirée de finissage le 8 Février 2018 de 18h à 21h00

 

« Le paysage est la représentation culturelle de la nature qui entoure les hommes. » – Andrea Urlberger.
Dans cette exposition les artistes ont exprimé, en utilisant différentes ressources, leur propre manière d’interagir avec les paysages. Ceux-ci, naturels ou urbanisés, constituent l’espace (de travail ou de jeu) dans lequel chacun évolue. Le mouvement est toujours représenté, même lorsqu’il est figé, car chaque parcours artistique résulte de la préoccupation de placer l’espace dans le temps. Et l’instant capté est unique.

 


Azeite de Léos
marche. Il ne court pas, il erre. Calmement, il a tracé des routes à travers Paris pour faire face à ses éléments éphémères. La photographie prête sa relation directe à la réalité comme base de sa série, qui est couverte par « des dessins indéchiffrables où il sculpte à nouveau le mot en lignes multi-directionnelles » (Karla Carbajal – Sobreposição de processos inacabados. Paris, 2017.) Avec les lignes et les couleurs, viennent des mots, des vers, des poèmes, qu’il a dispersés.

En visitant les œuvres d’Azeite, nous comprenons pourquoi « Anne Cauquelin rappelle que l’espace urbain n’est pas une entité en soi, détachée du regard. Si l’on veut le voir, il faut le parcourir. C’est le parcours qui révèle l’espace urbain. Il exprime la présence humaine et permet ainsi sa perception. » (Andrea Urlberger – Parcours artistiques et visualités urbaines. L’Harmattan, Paris, 2003).

Cette série de dessins d’Azeite représente l’idée de narration, rassemblant des documents photographiques avec des fragments de monotypes précédents.

 

 


 

 

“Certains photographes s’appuient sur la ré-appropriation picturale pour recomposer la réalité avec les moyens de la mise en scène. Le paysage devient alors le théâtre d’une scène mentale que l’artiste construit en s’inspirant autant de sa propre perception que de modèles référentiels issus des arts visuels […] Le monde qui nous entoure peut devenir le décor d’une action ou d’une narration ». (Christine Ollier – Paysage cosa mentale – Editions Loco. Italia. 2013)  

C’est le cas de Frank Coronado, qui utilise le point rouge comme moyen de rappeler ces lieux avec une connexion sensorielle, physique et émotionnelle. Il n’y a pas de personnes sur les images, seulement le point rouge qui nous permet de nous souvenir d’un endroit seulement pour sa valeur émotionnelle, et non pas pour les personnes présentes. Ce sont des instants très personnels lorsque nous nous souvenons de l’endroit tel qu’il est et de ce que nous y avons vécu.

 


 


Teresa Poester
a toujours dessiné. Son dessin évolue et se transforme avec le temps et le lieu. C’est précisément le paysage qui a transformé son processus en abstraction.

« Elle examine les différentes possibilités de combiner le geste corporel avec le graphisme de ses mouvements enregistrés sur le papier […] en suivant un chemin inverse à celui traditionnel: au lieu de transférer le paysage à travers le dessin d’observation, elle photographie les textures de la nature qui pourraient correspondre à ses dessins » (Eduardo Veras – Parcours de l’artiste Teresa Poester. Porto Alegre).

 

 

 

 

 

 

 

Une exposition présentée à la Galerie Umcebo avec La Valise.
LA VALISE
a été créée par Beatriz Forti et Adriana Velasco pour soutenir des propositions artistiques intrigantes,
principalement par des artistes latino-américains. La mission est d’encourager ces artistes, et surtout de faire le pont entre eux et le public.

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