Photographies de Teresa Bracamonte & Alexa Torre

la Galerie Umcebo et Periferia Projects présentent :
“Les faits bruts / Brute Facts”
du mardi 9 Octobre au vendredi 09 novembre 2018


[ Fait Brut ] : fait dont l’explication n’est rattaché à aucune théorie scientifique.
A travers les photographies de Teresa Bracamonte et Alexa Torre, la Galerie Umcebo et Periferia Projects proposent une réflexion sur le rôle des stéréotypes et des modèles sociaux dans l’élaboration d’un “consensus universel”.

Vernissage le mardi 9 Octobre de 18h à 21h

Soirée-discussion avec les artistes le jeudi 18 octobre 2018

Exposition du mardi 9 Octobre au vendredi 09 novembre 2018

 

Cette exposition montre que les gens organisent et construisent des concepts qui peuvent ne pas exister sans structures linguistiques et sociales pour les valider.
Alexa TORRE se concentre sur le genre tandis que Teresa BRACAMONTE réfléchit à la réutilisation des édifications, les deux questionnant ce qui est défini par la société comme étant la réalité.
Les artistes invitent le spectateur à s’ouvrir et à regarder les objets et les lieux différemment, au-delà des conventions sociales, au-delà des faits bruts.

 

Teresa BRACAMONTE capture, dans cette série,  plusieurs paysages à Lima, qui furent essentiels au développement économique, social ou culturel, mais qui sont aujourd’hui abandonnés. Un lieu est déterminé par sa finalité matérielle et symbolique, il devient pertinent au fur et à mesure qu’on l’utilise. Qu’arrive-t-il quand des histoires personnelles ou même l’histoire font obstacle à la fonction d’un site ?

La photographie « Hacienda Santa Barbara » représente une célèbre sucrerie construite au dix-septième siècle qui fut saisie en 1968 puis abandonnée avec le développement de cette région. Les photographies suivantes montrent la vue qu’ont les voyageurs qui passent par le kilomètre 118 de l’autoroute Panamericana Sur : les vestiges de la French and Italian Riviera. Ce site était jadis promis à un développement résidentiel haut de gamme et n’est plus aujourd’hui qu’une ville fantôme, symbole des rêves perdus avec le tremblement de terre de Pisco en 2007.

Teresa révèle dans ses images des structures inachevées, une architecture brisée ou encore la promesse d’un magnifique bâtiment réduit à des fondations oubliées. Elle dévoile les preuves d’échec social, d’irrégularités politiques ou du manque irréfutable de succès économique, en soulignant la force de ces ruines par leur esthétique. L’artiste fusionne désolation, aspiration, souvenirs et projets. Elle explore les contradictions et les dualités qui repoussent les limites, passant en revue les idées préconçues et les préjugés des premières impressions tout en proposant des alternatives et en provoquant le spectateur. Son regard offre des possibilités infinies pour envisager un avenir à ces vestiges.

 

Alexa TORRE présente pour cette exposition des œuvres sélectionnées avec pour seul critère d’être marquées par n’importe quelle nuance de rose. Une fois sorties de leur contexte et placées dans un nouveau groupe d’éléments tous teintés de rose, leurs signification change. Les objets qui ont normalement une fonction se transforment et deviennent  « quelqu’un » doté d’un caractère propre. Ainsi un taxi pourrait facilement s’appeler «Caroline» et un vieil édifice «Edith». Alexa modifie la nature de ce qu’elle photographie ; avec une prise de vue, son objet devient un sujet, un signe devient un symbole. Des voitures classiques qui sont généralement associées à une identité masculine, passent dans le domaine féminin.

À travers sa série Zona Rosa, l’artiste incarne des mots et joue à des jeux utilisant l’ironie et la satire comme outils pour explorer son environnement. L’artiste confronte le spectateur avec des stéréotypes et des hypothèses partagées sur la réalité avec humour, faisant appel à la mémoire et aux conventions sociales. Alexa étudie les couleurs et la lumière pour transformer ce qui semble familier en quelque chose de nouveau. En enlevant différents éléments de ses compositions, elle crée une illusion qui questionne ce qui existe et ce qui est mis en scène, sur le message destiné à être communiqué plutôt que celui qui est perçu. Ses images invitent les spectateurs à regarder de nouveau et à envisager de nouvelles conversations sur ce que l’on sait et ce que l’on peut apprendre en observant à travers un autre regard.

Commissaires : Lassla Esquivel et Beatriz Forti

www.periferia-projects.com/